neige

Sept octobre 2016 - Un palmier peut en cacher un autre. Syagrus bis repetita.

Sept-oct 2016  - Un palmier peut en cacher un autre. Syagrus bis repetita.  

Qui se souvient encore qu’un palmier au look de cocotier avait survécu rue du Japon à Toulouse ?

Terrassé pendant le monstrueux hiver 2012, ce syagrus avait pourtant survécu pendant une vingtaine d’années à la faveur d’hivers doux. Ce qu’on ignorait, c’est qu’au même moment, non loin de là, sur l’autre rive de la Garonne, un jardinier un peu fou était en train, ce même hiver, de s’activer à tenter par tous les moyens à sauver un autre syagrus dans son jardin. A grand renfort de couvertures et de chauffage soufflant il ne renonçait pas à sacrifier son syagrus au roi des enfers glacés venu balayer la ville rose cette année-là.  Jardin Pierre Alain, Toulouse

Quatre ans se sont écoulés depuis le terrible épisode, avant que ce planteur de palmier à la bravoure sans faille, et fidèle lecteur anonyme de mon blog, ne se manifeste et entre en contact en aiguisant habillement ma curiosité par un mail  rapidement suivi d’un texto avec photo. Il ne m’en fallu pas plus pour que je me résolve sans trop me forcer il est vrai, à me rendre dans ce quartier Saint Cyprien pour voir de mes propres yeux l’héroïque survivant.Bassin pierre alain sept 2016 389x600Syagrus pierre alain sept 2016 ensemble 2 338x600

Par une matinée ensoleillée, Pierre A. m’a ouvert les portes de son petit paradis. Une charmante cour intérieur à l’abri des regards mais inondée de soleil. Le syagrus était bien là en point d’orgue, le long de la façade, en pleine terre, fièrement dressé, à la chevelure gracieuse.  Je suis resté de longues minutes à en faire le tour, à l’observer sous toutes ses coutures, à le photographier pendant que mon hôte me narrait son histoire. Donc la chronique se répétait… Souhaitons longue vie à ce syagrus en tout cas. Les essences avoisinantes étaient  pour leur part du même acabit, une petite collection de palmiers peu rustiques en pots, des bananiers, quelques succulentes, une modeste  et néanmoins agréable pièce d’eau, l’enceinte de l’ensemble étant colonisée par des masses d’ipomées bleues. Le tout donnant un aspect très tropical vraiment insolite pour la région. Je n’ai pas regretté le déplacement, un grand merci à Pierre A.Jardin Pierre Alain, ToulouseJardin pierre alain sept 2016 738x600

En repartant, j’en ai profité pour passer voir, dans le même quartier, un washingtonia filifera que je ne connaissais pas et qui a résisté lui aussi mais sans protection bien sûr, à la VDF (vague de froid) de 2012. Je vous livre les quelques clichés de ce sympathique palmier qui était en fleur à ce moment-là.Washingtonia filifera, Toulouse st cyprienWashingtonia filifera, Toulouse st cyprienWashingtonia filifera, Toulouse st cyprien

Janv-fév 2016 - Cylindropuntia spinosior, comme au far-west.

Janv-fév 2016  Cylindropuntia spinosior, comme au Far-west

Cylindropuntia spinosior -exotica tolosa-Ça y est les fêtes se sont passées, sans trop de désordres intestinaux. Les confitures d’agrumes sont maintenant presque toutes épuisées. Il est donc grand temps pour moi de vous souhaiter une excellente année jardinière 2016 ! Sans plus attendre donc, on redémarre cette saison sur les chapeaux de roues avec une plante grasse que j’affectionne tout particulièrement. C’est un peu l’élue ici. Certaines plantes sont, en effet, parfois préférées des jardiniers, et en général elles le leurs rendent bien. Ce cactus arborescent fait partie de mes chouchous.

Présentation du favori :

Le cylindropuntia, comme son nom semble l’indiquer est un cactus de type opuntia (vous savez ces fameux cactus à oreilles de Mickey) mais à segments tubulaires et non en ‘raquettes’. Spinosior ? Je ne sais pas. Si quelqu’un connait l’origine, il ou elle peut me le faire savoir. En tout cas, il s’agit d’une plante succulente de grande taille, c’est-à-dire d’un cactus semi-arborescent. On l’appelle ‘Cholla’ aux États-Unis d’où il est originaire. Il prospère çà et là en zones semi-désertiques dans les états d’Arizona et du Nouveau-Mexique où il contribue à façonner les paysages sauvages de western, aux côtés du yucca arborescent (Brevifolia). Au jardin il atteint déjà la taille respectable de 2m40 environ et semble vouloir s’élever encore. La base commence à devenir plus ligneuse (boisée) mais ne s’élargit pas avec le temps, contrairement aux arbres, et doit au fil du temps supporter un volume de rameaux épineux de plus en plus haut, de plus en plus large, et de plus en plus lourd. Dans la nature austère des milieux désertiques la croissance est lente. Au jardin elle est radicalement plus rapide et les segments sont immenses, dépassants parfois les 50cm de croissance sur une saison !Cylindropuntia spinosior -exotica tolosa-

Il y a quelques secrets de jardinier pour obtenir une grande plante qui ne flanche pas à la première averse, qui ne s’écroule pas à la première chute de neige, et résiste bien aux rafales de vent. Sans quoi la plante a un port naturel érigé mais aussi buissonnant, désordonné et ramifié en tous sens. Elle est alors, à mon sens, moins esthétique mais aussi plus fragile.  Ce sont surtout des astuces de bon sens. Le but étant d’alléger au maximum la plante. Pour se faire je pratique une taille sélective aussi discrète qu’indispensable pour soulager la bête. Dans le courant de l’été je ne conserve qu’un minimum de segments sur les nouvelles pousses de l’année. Je supprime toutes les sections qui se croisent, qui sont mal placées, qui partent vers le bas ou à l’horizontal. Je ne conserve donc que quelques sections solides bien érigées. Pour finir, je supprime tous les fruits qui succèdent à la floraison, fruits qui alourdissent considérablement la plante en hiver.

Cylindropuntia spinosior -exotica tolosa-Le résultat est un cactus à l’allure d’un candélabre aéré et solide, dont la silhouette très spectaculaire n’est pas sans rappeler l’ouest des cow-boys. Bien sûr les interventions culturales nécessitent de s’équiper un peu (gants, pinces, journaux, cartons roulés,…) pour espérer échapper aux redoutables épines (à crochets comme des hameçons). Dans le milieu naturel se sont les petits mammifères qui diffusent bien involontairement ces cactus dont les segments s’accrochent au pelage et voyagent ainsi sur plusieurs kilomètres avant de se poser bien loin de la plante mère et former ainsi de nouvelles colonies de plantes.

La floraison abondante en juin ressemble à celle de son cousin, le cylindropuntia imbricata, dans les tons rose indien à rose fuchsia très riche, suivie de fruits épineux qui finissent par tomber s’ils ne sont pas supprimés avant. Comme je le disais, ici la croissance est incroyablement rapide, et j’ai pu remarquer que la plupart du temps les nouvelles pousses continuent à croitre en longueur pendant toute la belle saison, donnant des cylindres beaucoup plus long que ceux de l’imbricata.Cylindropuntia spinosior -exotica tolosa-

Avec un bon ‘nettoyage’ de la plante, le monstre résiste bien aux pires hivers, aux épisodes pluvieux, et aux lourdes chutes de neige. Réputé résister à -18°/-20°, Il est sorti naturellement intact de l’hiver 2012 (-12°/-15°).

Cylindropuntia spinosior est une des pièces maitresses du jardin, à l’instar d’opuntia mojavensis, ou d’agave ovatifolia. Un ‘must to have’ diraient les plus branchés.

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